Témoignages

Michel M., retraité.

Je voudrais essayer de dire en quelques mots comment me suis réellement tourné vers Dieu, à l’âge de 26 ans.
Elevé dans une famille nombreuse de tradition catholique, je fus admis au petit seminaire, sur ma demande, à l’âge de 13 ans. Nous étions tellement sûrs d’être dans la bonne voie, et que notre religion était la meilleure, et la seule vraiment vraie! Devenir prêtre était un grand honneur pour toute la famille, et le summum de mon ambition personnelle.
Mais au bout de quelques temps, ne trouvant pas un grand intérêt à suivre chaque matin la messe en latin, je me mis à lire le Nouveau Testament qu’on nous avait distribué dès notre admission, sans m’occuper de ce qui se passait à l’autel…Et personne ne m’a jamais fait d’observation.
Parallèlement, tourmenté par une conscience scrupuleuse, je devais aller me confesser plusieurs fois par semaine pour être certain de ne pas être en état de «péché mortel» et de risquer d’aller en enfer si je mourais! Mais je constatais que mon état spirituel ne s’améliorait pas, mais plutôt empirait! Par contre, en lisant mon Nouveau Testament, j’avais sans cesse la pensée et la conviction de revenir a la source du Christianisme, et cela me réconfortait.
Au bout de quatre ans, je compris que je ne pourrais devenir un «bon prêtre», et je préférais donc ne pas être prêtre de tout! Je déclarai à mes parents que je voulais quitter le séminaire: ils ne me firent aucune objection, et me mirent dans un collège normal. Je restai attaché néanmoins à la «Parole de Dieu» et j’investis même toute mes économies dans l’achat d’une Bible complète que je gardais précieusement.
Arrivé au service militaire, je ne résistai pas très longtemps à l’ambiance et j’oubliais complètement ma belle Bible, et laissai tomber toute pratique religieuse. Je fus alors «libéré» de ma conscience scrupuleuse, n’étant plus sous une «loi religieuse».
Mais une fois marié, je m’assagis quelque peu, et je me remis à chercher la Vérité, ou tout au moins quelque chose de pur, d’authentique. Nous étions partis vivre à la campagne. Un jour, nous reçûmes dans notre boîte à lettres un invitation d’un organisme appelé «Mission Foi Evangile» qui donnait des conférences sur la Bible. Dès le premier soir, nous fûmes saisis par l’autorité de la Parole de Dieu, par les beaux cantiques, et l’atmosphère simple et chaleureuse, de telle sorte que nous y retournâmes chaque soir avec beaucoup de questions à poser à nos «missionnaires» jusqu’à une heure avancée de la nuit.
Après trois semaines d’évangélisation, je craquais enfin: je me reconnus comme pécheur perdu, et j’acceptai que Jésus-Christ était venu me sauver, moi personnellement. Je n’avais plus de question à poser aux missionnaires. Je reçus une joie et une paix profondes, et l’assurance de la Vie Eternelle. Le passage qui a provoqué le déclic était Ephesiens 2 : 8 – 10:
«C’est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions». Ces versets furent une formidable révélation pour moi. Je remercie Dieu d’être ainsi intervenu dans ma vie.

Isabelle G., institutrice.

"Septembre 1993: c'est mon arrivée à un lycée privé de l’ouest de la France. A cette époque il était quasiment inutile de me parler de Dieu, je refusais d'écouter. Sans doute parce que ma réaction était semblable à celle de la société: "Maman est trop malade, si Dieu existait, alors notre vie de famille serait autre, plus gaie, en tout cas...." C'était mon raisonnement d'alors.
Je ne comptais que sur mes propres forces et sur mes études pour me faire une place dans la société, et prouver au monde mon existence et mon utilité. C'est en avril 1994 qu'une camarade d'internat m'a parlé du Seigneur et m'a amenée au culte pour la première fois, mais je n'ai rien retenu.
Tout allait, semblait t-il pour le mieux, lorsque, peu à peu, j'ai senti que je perdais pied; je n'étais plus aussi à l'aise qu'auparavant dans mes études: l'année 1995 était pourtant décisive, c'était celle du baccalauréat. Jusqu'alors, mon existence n'avait été fondée que sur les études, je ne vivais que pour apprendre, pour acquérir un maximum de capacités intellectuelles. Et voilà que tout s'effondrait, j'étais arrivée plus ou moins à saturation. Cela peut paraître idiot, mais pour moi, j'avais en quelque sorte perdu ma raison de vivre. Et par dessus tout, je me sentais épouvantablement seule. J'ai voulu en finir, j'étais complètement désorientée. Mais l'instinct de survie était là et surtout, sans que j'en fus consciente, Dieu veillait sur moi dans mes épreuves. Il m'attendait patiemment.
Malgré les obstacles, j'ai obtenu mon bac. Cet été-là (1995) je devais travailler chez ma tante (qui est chrétienne) à la frontière suisse. C'est à cette époque que j'ai repris contact avec une assemblée chrétienne qui m'a fait beaucoup de bien. Je recommençais à fréquenter les églises évangéliques.
Mais le déclic de la conversion ne s'était pas encore produit: je n'avais pas encore trouvé mon équilibre. De plus il régnait une ambiance malsaine dans la famille qui m'hébergeait. Cependant, c'est lors d'une soirée organisée au Mans avec Gérard Peilhon en novembre 1995, que mes oreilles et mon coeur ont été touchés par les mots qu'ils avaient besoin d'entendre.
J'ai compris que jusque là ma vie n'avait poursuivie qu'un seul but vain: ce n'était pas la mort physique qui était à craindre, mais la mort spirituelle, destin inéluctable des incroyants. Ce soir-là ma vie a pris un autre sens. Je ne me sentais plus aussi seule; mon existence comptait pour quelqu'un qui avait veillé sur moi jusqu'à ce jour. Je n'étais plus aimée pour mes actes mais pour moi-même, telle que j'étais: peu importait au Seigneur que j'aie 18 ou 03/20 en maths!
En outre j'ai découvert que la vie sans Christ ne valait pas la peine d'être vécue. Pour la première fois, j'ai accepté de me soumettre à une autorité supérieure, l'autorité suprême, devrais-je dire, sachant qu'elle seule connaît ce qui est bon pour moi. Cela ne signifie pas que j'ai toujours été obéissant; j'ai commis des fautes de parcours. Cependant, j'en ai mieux pris conscience et ai demandé pardon pour cela (auparavant, ma fierté mal placée et ma nature orgueilleuse ne laissaient en aucun cas place à l'humilité).
Depuis lors je ne navigue plus en perdition, j'ai une bonne boussole: la Parole de Dieu, qui est mon seul guide, précieux et infaillible. En novembre 1997, j'ai pris la décision importante de me faire baptiser. Avec le Seigneur, j'ai aussi trouvé une famille: ma famille en Christ, qui est un don inestimable. Aujourd'hui, quand je repense au passé, je me rends compte des années gâchées et du temps perdu, qu'on ne peut rattraper dans sa course. Mais je contemple aussi toutes les bontés de Dieu à mon égard et je désire m'engager à le suivre le plus fidèlement possible."

Eugène M., pasteur.

"A 19 ans, il s’oriente doucement mais surement vers la petite délinquence. Une mère atteinte de tuberculose, soignée au sanatorium, un père plutôt absent, font qu’il est laissé à lui-même. Des amis l’invitent à un tournoi de basketball. Au préalable, il fallait assister à quelques réunions dans une église. Cela ne le tente guère: ce qui l’intéresse, c’est le basket..."
Pourtant, il y va, entend parler de Jésus, comprend qu’il a péché et que le Christ est mort pour lui. Quoique religieux, il n’avait jamais réellement mis toute sa foi en Jésus Christ. Dès lors, son comportement change, il abandonne son penchant délinquent et se met à fréquenter d’autres chrétiens. Suite à cela, son père, puis ses soeurs, se tourneront vers Dieu, eux aussi. Plus tard, Eugène fera une formation biblique pour devenir pasteur.